vendredi 26 mai 2017

Terreurs noctunes

Le retour des terreurs nocturnes et de l'agitation. Depuis 2 semaines, Thiago est plus agité que d'habitude. Il n'écoute pas les consignes, recommence à pousser et à taper ses camarades de classe. Il n'écoute tellement pas, que nous avons du quitter le cours à l'école du cirque. Il courait et grimpait partout ce qui pouvait être dangereux pour lui et les autres. Lors de la dernière séance, il a quand même mieux écouté, mais on a décidé de ne pas lui faire faire le spectacle de fin d'année. Comme il écoute 1 fois sur 4, on ne voulait pas perturber les autres enfants qui eux écoutent tout le temps.
On a essayé ce soir de le mettre au karaté, mais il n'a pas du tout aimé. Il a même couru vers la porte de la sortie avant la fin du cours ahahaah.
En août on va essayer l'équitation. Peut être que le fait de s'occuper d'un poney et de le monter, le canalisera.
Le plus dur, ces derniers temps, sont les terreurs nocturnes. Elles ont refait surface mardi et le summum a été mercredi. Pauvre bout de chou en faisait aux 2h. Nuit blanche pour lui et papa qui a décidé de dormir avec lui. Souvent les personnes nous parlent des terreurs nocturnes qu'on fait ou font leurs enfants. Mais en fait, ils ne savent pas ce que c'est. Les terreurs nocturnes ne sont pas le fait que l'enfant court vers la chambre de ses parents en pleurant. Des terreurs nocturnes sont des crises d'anxiété ou de grosses fatigues. L'enfant dort et n'est pas conscient et se met à pleurer et à crier. On a beau lui parler, il dort encore donc ne se rend pas compte réellement de notre présence. Ce texte sera plus explicatif que moi:
Si votre enfant semble terrifié et très perturbé en pleine nuit, pendant qu’il dort, il est possible qu’il ne soit pas en train de faire un cauchemar ordinaire. Il se peut qu’il vive quelque chose de différent : une terreur nocturne. Il a alors les yeux ouverts, il s’agite, il hurle et il semble terrifié. La crise peut durer de 1 à 20 minutes.
Parfois, il aura un discours incohérent et il ne pourra répondre à vos questions de façon adéquate. Il ne vous reconnaît pas et n’a pas - ou peu - conscience de votre présence. Il est parfois agressif et la plupart du temps il ne supporte pas qu’on le touche, ni qu’on le tienne. Au réveil le matin, la majorité des enfants ne se souviennent pas de ce qui s’est passé.

Les causes

Les terreurs nocturnes sont beaucoup moins fréquentes que les cauchemars. Seulement 3 % des enfants en font et c’est plus souvent des garçons. Elles sont aussi plus fréquentes dans les familles où un des parents – ou grands-parents – a aussi eu des terreurs nocturnes.
Des parents témoignent des terreurs nocturnes de leur enfant.
Les terreurs nocturnes surviennent souvent quand l’enfant est âgé de 3 ans à 5 ans. Il est possible toutefois qu’elles se manifestent plus tôt, vers 18 mois. En vieillissant, l’enfant sera plus enclin à être somnambule (marcher en dormant) ou à parler durant son sommeil. Habituellement, cela se résorbe à l’adolescence pour parfois reprendre à l’âge adulte. Il se peut également que l’enfant fasse pipi au lit (énurésie nocturne).
Les terreurs nocturnes peuvent survenir quand l’enfant :
  • est excessivement fatigué;
  • vit des changements dans son quotidien qui le rendent anxieux (séparation, déménagement, changement de garderie, etc.);
  • cesse de faire des siestes ou quand ses habitudes de sommeil changent.
De plus, lorsqu’un enfant est malade ou qu’il fait de la fièvre, les terreurs nocturnes peuvent apparaître plus fréquemment.
Dans ces moments, l’enfant récupère de son manque de sommeil par une prolongation de la phase du sommeil profond, phase durant laquelle se manifestent les terreurs nocturnes. Ces crises surviennent généralement à la même période, de 60 à 90 minutes après que l’enfant se soit endormi.

Ce que vous pouvez faire

La nuit

  • Quand votre enfant est victime d’une terreur nocturne, n’essayez pas de le réveiller, même s’il a l’air profondément bouleversé. Assurez-vous surtout qu’il est en sécurité dans son lit.
  • Vous pouvez aussi tenter de le calmer en mettant votre main sur lui, en lui disant doucement « chut » et en le recouchant doucement. S’il se réveille vraiment, réconfortez-le et rassurez-le en lui disant que tout va bien, que vous êtes là et qu’il peut se rendormir.
  • N’oubliez pas qu’il n’a pas de souvenir de cet événement. Si vous réagissez trop, il pourra avoir peur de votre réaction. Vous pouvez peut-être lui frotter le dos, chantonner doucement ou vous allonger près de lui quelques instants.
  • S’il en a l’habitude, vous pouvez aussi le laisser s’endormir seul. Rester à ses côté pourrait lui laisser croire que quelque chose de grave ou d’important s’est passé.

Le lendemain et les jours suivants

  • Ne parlez pas de ce moment à votre enfant sauf s’il le fait lui-même, ce qui est peu probable dans le cas d’une terreur nocturne. Si vous lui en parlez, vous risquez de lui faire peur et il voudra peut-être éviter de se coucher le soir. Demandez-lui plutôt si tout va bien, s’il a des sujets d’inquiétude.
  • Si votre enfant a cessé de faire des siestes, il pourrait être utile de les reprendre et d’en réduire la durée graduellement.
  • Assurez-vous que la routine du coucher l’apaise. Évitez qu’il regarde des émissions télévisées effrayantes et qu’il joue à l’ordinateur ou à des jeux vidéo. Mettez aussi de côté les histoires terrifiantes (même le méchant loup peut faire peur).
  • Il est aussi recommandé d’éviter les sports intenses, les repas lourds ainsi que les activités qui sollicitent trop l’imagination trop près de l’heure du coucher.
  • Vous pouvez favoriser une atmosphère propice au calme en racontant une belle histoire, en lui faisant prendre un bain, en allumant une veilleuse, en lui chantant une chanson ou en lui parlant des événements agréables de la journée.
  • Des exercices de respiration simples peuvent aussi être faits pour favoriser une meilleure détente.
Nuit après nuit…Dans le cas où les terreurs se reproduisent toutes les nuits, et dans ce cas seulement, les médecins conseillent aux parents de réveiller leur enfant 30 minutes avant l’heure à laquelle la terreur nocturne se manifeste habituellement : cela, pour l’empêcher de se produire. Vous pouvez l’amener à la toilette ou lui donner à boire, avant de le laisser se rendormir par lui-même. On peut faire cela chaque soir pendant 1 semaine et voir ensuite si les manifestations cessent. Si la situation ne s’améliore pas, consultez un médecin.

Depuis hier, il a retrouvé un sommeil plus apaisant, mais on s'attend à ce qu'elles reprennent.

Bonne soiré